Octopus robots devrait relancer la version originelle de son robot de désinfection, le Biosafety, face à la crise du Covid-19, ses résurgences potentielles ou l’émergence de nouvelles contaminations. C’est là un retour aux sources car en 2014 l’entreprise choletaise s’était initialement placée sur ce marché de la désinfection des lieux publics (aéroports, surfaces commerciales…) avant de se tourner vers le marché de l’élevage avicole. C’est donc sur une version « Poultry », pour poulaillers que l’entreprise a lancé en premier lieu. Si Olivier Somville, le président d’Octopus robots, souhaite temporiser sur la communication de cette nouvelle gamme, il fait état de sollicitations venant de Chine et de groupes industriels. La société, qui emploie 15 salariés à Cholet, va donc se mettre en ordre de bataille pour fournir cette version de robot dans deux mois.

Brouillard Sec & Nouveau DG

Selon le dirigeant, le modèle à développer est moins sophistiqué que la version avicole en terme de navigation et de diffusion du désinfectant. Ce dernier allait en effet jusqu’à remuer les litières pour les désinfecter. Il reprend toutefois la technologie d’atomisation du biocide en « brouillard sec » proche de la fumée, le désinfectant étant ainsi capable d’atteindre toutes les surfaces sans les mouiller. Octopus robots fait valoir des centaines d’essais réalisés selon la norme NFT 72 281, standard français devenu la référence européenne en matière de désinfection. Pour déployer ce nouveau modèle, Olivier Somville envisage des accords de production sous licence avec des partenaires industriels.

Ce projet pourrait donner un nouvel élan à l’entreprise qui a dû rapatrier ses 6 premiers robots « poultry » pour des problèmes de navigation qui ont retardé son démarrage. Ils sont en cours de modification. En janvier, Octopus robots a recruté Bertrand Vergne en tant que directeur général. Cet ingénieur, passé par Bpifrance, est crédité d’un parcours dans le développement de startups.

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